Portrait berger chez Ecomouton : rencontrez Samuel !
Après Manon, Ludovic et Galaad, rencontrez Samuel ! Samuel est berger urbain pour Ecomouton du côté Nantes.
🌿 D’un métier de bureau aux prairies urbaines
Rien ne destinait Samuel à devenir berger urbain.
Avant de rejoindre l’univers de l’écopâturage, il travaillait dans le commerce. Agence de voyage, publicité, radio… son quotidien était rythmé par les rendez-vous, les bureaux et les objectifs commerciaux. Un parcours classique, loin des pâtures et des moutons.
Le déclic arrive lors d’un bilan de compétences. Samuel ressent alors un besoin profond de se reconnecter à quelque chose de concret.
« J’avais envie d’être utile autrement. Travailler de mes mains, être dehors, au contact de la nature et des animaux. »
À cette époque, il ne connaît pourtant rien au monde animal. Il imagine que travailler avec les animaux est réservé aux vétérinaires. Il commence donc à chercher du côté des métiers du paysage. Puis, quatre jours seulement après le début de ses recherches, il tombe sur une annonce d’Ecomouton.
Une évidence.

« Les moutons nous donnent leur confiance. »
🌿 Apprendre un métier qu’il ne connaissait pas
Quand il rejoint l’aventure, Samuel n’a aucune expérience avec les moutons.
Il commence par une semaine de formation intensive au siège : pratique terrain, sanitaire, découverte du métier de berger urbain… Puis il passe du temps aux côtés de Sylvain, le président, et de Luc, le « super berger » de l’entreprise.
La suite se fait sur le terrain.
« La formation continue encore aujourd’hui. Avec les animaux, on apprend tous les jours. »
Aujourd’hui, Samuel aime surprendre lorsqu’il annonce son métier.
« Les gens sont toujours étonnés quand je dis que je suis berger urbain. Et ensuite, j’adore leur expliquer le concept de l’écopâturage. »
🌿 Deux métiers en un
Installé en Loire-Atlantique, dans les Pays de la Loire, Samuel porte aujourd’hui deux casquettes : berger et responsable de région. Il gère directement une vingtaine de sites d’écopâturage tout en accompagnant plusieurs bergers répartis sur différents départements.
Son année suit le rythme des saisons. Au printemps et en été, il passe davantage de temps sur le terrain, auprès des animaux et des clients. L’hiver est plus orienté vers le développement commercial et l’organisation.
« C’est ce qui fait le charme du métier. Aucune journée ne se ressemble. »
🌿 Retrouver le calme au milieu de la ville
Ce que Samuel préfère après une journée commerciale, c’est retrouver ses animaux.
Le silence. Le calme. Le sentiment de solitude aussi, qu’il apprécie malgré tout.
« Pouvoir s’asseoir contre un arbre et observer les moutons, même en pleine ville… ça permet vraiment de se reconnecter à la nature. »
Parmi tous ses sites, certains occupent une place particulière. L’un de ses préférés est un site qu’il a lui-même installé. Les moutons y sont devenus très dociles avec lui. Aujourd’hui, il peut même les déplacer d’une parcelle à l’autre simplement à pied, en traversant un parking.
Son deuxième coup de cœur se trouve en plein centre de Nantes. Une parcelle entourée de routes et d’écoles, mais où la nature reprend totalement ses droits.
« Quand on est dedans, on a l’impression de quitter Nantes. »
Il y a déjà croisé des biches et même des sangliers au milieu des moutons.
🌿 Gagner la confiance des animaux
Pour Samuel, le plus gratifiant reste la relation qui se crée avec le troupeau. Voir les moutons reconnaître sa présence. Comprendre qu’ils le suivent volontairement.
« Les moutons sont des proies. Donc quand ils nous accordent leur confiance, ils mettent leur vie entre nos mains. »
Contrairement à beaucoup de bergers, Samuel ne travaille pas avec un chien. Il a donc développé une relation de confiance directe avec ses animaux afin de pouvoir les manipuler et les observer sans les effrayer. Il évoque notamment Georges, un agneau biberonné avec lequel il a noué une relation particulière.
🌿 Les défis du métier
Être berger urbain demande une vigilance constante. Il faut s’assurer que tout le troupeau va bien, vérifier qu’il y a suffisamment d’herbe, adapter le nombre de moutons aux parcelles et surveiller l’équilibre global de l’écopâturage.
Mais le métier implique aussi beaucoup de pédagogie auprès des clients.
« Il faut leur expliquer qu’une parcelle en écopâturage ne sera jamais un green de golf parfait. C’est un pré vivant, avec des moutons qui y font leur vie. »
Samuel reconnaît aussi certaines difficultés plus personnelles.
- La solitude parfois, surtout lorsqu’il se retrouve seul à essayer de rassembler un troupeau récalcitrant.
- La météo aussi : la pluie, les fortes chaleurs.
- Et puis le rapport au vivant.
« Travailler avec des animaux, c’est aussi être confronté à la mort. Les accidents ou les attaques sont toujours difficiles. Même si, évidemment, on préfère retenir les naissances. »

🌿 Une passion pour les fossiles
En dehors de son métier, Samuel nourrit deux autres passions : l'histoire et les fossiles. Il chine beaucoup en brocante et collectionne les pièces qu’il découvre. Cette passion a même fini par influencer son regard sur le terrain.
Lors d'une intervention près de Beaufort, il remarque qu'une roche présente des caractéristiques différentes de celles habituellement rencontrées sur le site. Intrigué, il décide d'examiner les lieux de plus près. Après avoir découvert plusieurs coquillages fossilisés, ses recherches le mènent finalement à une pierre renfermant un oursin entièrement fossilisé. Sa plus belle trouvaille. Aujourd’hui encore, cette pièce trône chez lui dans une vitrine.
« Maintenant, je regarde toujours le sol quand je marche. »
🌿 Son compte Instagram @unberger.danslaville
Samuel partage aussi son quotidien sur Instagram avec son compte unberger.danslaville.
Au départ, l’idée était simple : raconter ses aventures de berger à ses amis, qui avaient du mal à imaginer son nouveau métier.
« J’aimais raconter mes histoires, mettre en scène les moutons, montrer mon quotidien… »
Très vite, certaines vidéos commencent à prendre de l’ampleur. Les vues s’emballent sur l’une d’elles et, presque malgré lui, Samuel se laisse prendre au jeu des réseaux sociaux.
Aujourd’hui, il continue de documenter son quotidien entre déplacements de troupeaux, moments de calme avec les animaux et scènes insolites en pleine ville. Et surtout, il apprécie la communauté qui s’est créée autour de son univers.
🌿 « Patience et bienveillance »
Si Samuel devait résumer son métier en quelques mots ? Patience, rigueur et bienveillance.
Selon lui, la qualité essentielle pour devenir berger est simple : « La patience. Il faut laisser le temps aux moutons de nous faire confiance. »
Et même si ses journées sont parfois solitaires, il ne regrette rien. Entre les animaux, la nature et les rencontres humaines, Samuel a trouvé un équilibre qu’il n’imaginait pas quelques années plus tôt. Un berger dans la ville. Au milieu du béton, mais profondément connecté au vivant.
🌿 Et pour terminer ce portrait...
🪑 Loisirs : chiner dans les brocantes, les restaurants
💎 Passions : Brocante, histoire et les fossiles
🍮 Dessert préféré : crème brulée
🏸 Sport : badminton, piscine, running, escalade
🐈 Animal totem : chat une passion depuis toujours
Des nouvelles fraîches
